Ne pas savoir ce qu’on cherche. Parce qu’on ne veut pas savoir. Mais chercher quand même, encore plus que ceux qui savent. Une certaine dose non quantifiable d’acharnement est alors nécessaire pour continuer à chercher dans ces conditions. Surtout qu’on ne veut pas savoir. Parce qu’on vous pousse à vouloir savoir. Alors quand on veut pas, on cherche seul. L’exaltation de la trouvaille n’est pas dans ce qu’on voudrait trouver mais dans la recherche elle-même, tout le temps, les doigts dans les tripes, ça fouille, et arrive la chose, la surprise, la récompense, l’os à ronger. L’extase de déterrer ce qu’on ne voyait pas.

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Un commentaire sur « l’os à ronger »

  1. une certaine définition de la poésie, on dirait….cet allant , allant vers… retranscrivant ce qui d’inconnu familier vient à soi….tous vos écrits sont de fines métaphores, elles ne bavardent pas, sont belles sans faire dans la joliesse…..merci….
    Apolline Fontaine.

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