L’homme de coin

je ne me promène jamais aussi bien que quand je suis bien enfermé, ou plutôt que quand on m’enferme de force, je veux dire que la racine carrée de la volonté de m’enfermer dans les carrures des autres me sert de base pour calculer le rayon de l’ampleur que je vais prendre multiplié par la longueur qui relie les deux pôles de cette terre et il faut voir alors comment ça valse à chaque respiration de moi, comment ça me prend les tripes d’être aussi libre quand les autres m’enferment dans leur enfermement, et quand ils ont tracé la ligne sur laquelle je dois marcher, je peux vous dire que j’y danse, sans dépasser la ligne, j’y déploie toutes mes largesses, toutes mes façons de marcher, toutes mes façons de danser, car il y a mille façons de danser et de marcher, et surtout sur la ligne étroite que vous tracent tous ceux qui ne savent pas danser et qui veulent vous apprendre comment ça marche les choses alors que personne ne le sait

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